Revue de presse

Mercredi 10 juin 2009

Louis Aliot, qui mène la liste "Perpignan ville libre", a présenté hier, au lendemain de son échec aux Européennes, son programme. Indéniablement, il durcit le ton. Il évoque les communautés, la sécurité, la préférence municipale...

Louis Aliot, tête de liste FN, a présenté hier son programme. "Au premier tour on choisit, au second, on élimine", a-t-il rappelé concernant le mode de scrutin des municipales (deux tours), selon lui plus profitable pour le FN que celui des Européennes (un tour). Bon. Profitable ou pas, il faut un programme. Alors allons-y. "La première initiative sera d'auditer les finances de la ville. La semaine prochaine, un prof de Dauphine viendra d'ailleurs parler des emprunts toxiques sur Perpignan." Louis Aliot appuie aussi sur la sécurité. "C'est bien qu'Alduy soit sortie enfin de sa stratosphère en parlant de proximité et de sécurité. Il y a un évident besoin de sécurité. Cela concerne la sécurité physique du citoyen." Pour répondre à cela, Louis Aliot envisage de doubler les effectifs de la police municipale "pas pour une répression à outrance, mais pour une meilleure organisation dans les quartiers." Il propose aussi des bridages de nuit dans les quartiers difficiles et évoque la possibilité "d'éloigner du centre-ville les marginaux qui y sévissent avec des chiens". Pour Louis Aliot, l'insécurité est aussi sociale et concerne "la qualité de vie, la propreté de la ville, la circulation..."

Transformer le Théâtre en palais de justice
Le candidat FN a aussi sa petite idée sur l'urbanisme. Un dossier qu'il rapproche là encore de l'insécurité liée "aux problèmes des quartiers insalubres", lesquels sont, pour lui, Saint-Jacques et Saint-Matthieu. "Nous proposons le démantèlement et la réhabilitation totale de Saint-Jacques qu'il faut reconditionner en relogeant sa population dans l'agglo. Il faut un Saint-Jacques propre, agréable à vivre et ouvert à tous sans en faire un quartier à bobos." Toujours sur le plan de l'aménagement, il envisage, ni plus ni moins, que de faire du Théâtre de l'Archipel le futur palais de justice. Quant à la circulation, il plaide pour "des grands parking en périphérie avec des navettes propres et mieux cadencées" et réfute le "tout vélo". Après la proximité et l'urbanisme, il s'attaque à l'économie. "Bien sûr qu'il faut aider les PME et PMI. Après études et analyses, on pourrait leur proposer "des prêts si elles embauchent des Perpignanais d'abord. Il faut instaurer la préférence municipale." Louis Aliot évoque également les communautés et le communautarisme qui ne lui "plaît pas des masses". Il souhaite la création de centres municipaux d'éducation inculquant "l'histoire de la ville, du département, du pays". Il condamne les "particularismes religieux", et préfère le "creuset républicain à la mosaïque de communautés." Il évoque pour finir les "bruits sur Perpignan liés à l'affaire de Saint-Cyprien". Et qui concerneraient qui ? "J'ai vu que ceux qui n'étaient pas sur les listes..."
Guillaume Clavaud

Par Groupe FN Perpignan
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Mercredi 3 juin 2009


Hier, Louis Aliot a révélé les 55 noms de sa liste aux municipales, " Perpignan ville libre". Mais sans la présence du leader du FN, Jean-Marie Le Pen, souffrant. Sa fille Marine devait assister au meeting consacré aux élections européennes.


Louis Aliot bénéficie d'une double casquette : tête de liste FN pour le Sud-Ouest, en ce qui concerne les élections européennes qui se jouent ce dimanche 7 juin, et tête de liste, toujours FN bien sûr, en vue des élections municipales de Perpignan qui se dérouleront les 21 et 28 juin. Hier, meeting sur les Européennes et présentation de la liste "Perpignan ville libre" se tenaient en l'absence de Jean-Marie Le Pen, annoncé mais excusé dans la matinée pour cause de grippe.
Au programme de Jean-Marie Le Pen figurait le dépôt d'une gerbe devant la grille qui clôture le Mur des disparus.
Le Cercle algérianiste ayant demandé, par souci d'éviter toute récupération politique, que l'accès au mur ne soit pas rendu public le temps de la campagne électorale, voilà qui fournissait une entrée en matière à Louis Aliot : "Beaucoup de nos amis du Front ont donné de leurs deniers pour la construction de ce mur, et ils sont pris en otage par le Cercle algérianiste. Nous irons donc déposer la gerbe demain (ndlr. aujourd'hui). On comprend que le Cercle algérianiste ne veuille pas de récupération politique, mais peu d'entre eux ont été des combattants de l'Algérie Française, alors que ce fut le cas de Jean-Marie Le Pen. Et une quinzaine de personnes sur notre liste sont des rapatriés ou fils de rapatriés".
Et qui encore sur cette liste ? "C'est une liste européenne. Il y a des Belges, des Russes, des citoyens Français sans distinction". Et des Catalans ? Certes, mais pas de catalanistes : "Il y a des Catalans sur ma liste. Le catalaniste, pour moi, c'est Vilanova qui refuse de parler français en conseil municipal. Je n'ai pas d'animosité contre les Catalans, je défendrai même les langues régionales, mais je ne veux pas d'un identitarisme antinational", précisait M. Aliot.
Concernant les autres candidats, le tête de liste FN se voudra ironique : "M. Alduy qui se moquait de ce qu'il appelait mon délire sécuritaire a inscrit la sécurité à son programme, et Mme Amiel-Donat a elle aussi produit un tract sur la sécurité !" Par extension, Louis Aliot livrera une idée pour le moins originale de son programme :"Il faut déplacer le marché de la place Cassanyes qui est devenu le marché de tous les trafics, et en faire un espace vert !".
En parlant d'espace vert, le candidat FN lancera une pierre dans le jardin de François Rivière, censé lui "gratter" des voix : "Nous n'avons pas le même électorat. Sa liste ne fait pas appel aux classes populaires, il y a des personnalités, des notables, mais pas d'ouvriers, de mères de familles. Chez nous, il y a un peu de tout, c'est notre liste qui est vraiment une liste populaire".

Josianne Cabanas

Source

Par Groupe FN Perpignan
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de Guillaume Clavaud, journaliste à l'Indépendant

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