Louis Aliot, qui mène la liste "Perpignan ville libre", a présenté hier, au
lendemain de son échec aux Européennes, son programme. Indéniablement, il durcit le ton. Il évoque les communautés, la sécurité, la préférence municipale...
Louis Aliot, tête de liste FN, a présenté hier son programme. "Au premier tour on choisit, au second, on élimine", a-t-il rappelé concernant le mode de scrutin des municipales (deux tours), selon
lui plus profitable pour le FN que celui des Européennes (un tour). Bon. Profitable ou pas, il faut un programme. Alors allons-y. "La première initiative sera d'auditer les finances de la ville.
La semaine prochaine, un prof de Dauphine viendra d'ailleurs parler des emprunts toxiques sur Perpignan." Louis Aliot appuie aussi sur la sécurité. "C'est bien qu'Alduy soit sortie enfin de sa
stratosphère en parlant de proximité et de sécurité. Il y a un évident besoin de sécurité. Cela concerne la sécurité physique du citoyen." Pour répondre à cela, Louis Aliot envisage de doubler
les effectifs de la police municipale "pas pour une répression à outrance, mais pour une meilleure organisation dans les quartiers." Il propose aussi des bridages de nuit dans les quartiers
difficiles et évoque la possibilité "d'éloigner du centre-ville les marginaux qui y sévissent avec des chiens". Pour Louis Aliot, l'insécurité est aussi sociale et concerne "la qualité de vie, la
propreté de la ville, la circulation..."
Transformer le Théâtre en palais de justice
Le candidat FN a aussi sa petite idée sur l'urbanisme. Un dossier qu'il rapproche là encore de l'insécurité liée "aux problèmes
des quartiers insalubres", lesquels sont, pour lui, Saint-Jacques et Saint-Matthieu. "Nous proposons le démantèlement et la réhabilitation totale de Saint-Jacques qu'il faut reconditionner en
relogeant sa population dans l'agglo. Il faut un Saint-Jacques propre, agréable à vivre et ouvert à tous sans en faire un quartier à bobos." Toujours sur le plan de l'aménagement, il envisage, ni
plus ni moins, que de faire du Théâtre de l'Archipel le futur palais de justice. Quant à la circulation, il plaide pour "des grands parking en périphérie avec des navettes propres et mieux
cadencées" et réfute le "tout vélo". Après la proximité et l'urbanisme, il s'attaque à l'économie. "Bien sûr qu'il faut aider les PME et PMI. Après études et analyses, on pourrait leur proposer
"des prêts si elles embauchent des Perpignanais d'abord. Il faut instaurer la préférence municipale." Louis Aliot évoque également les communautés et le communautarisme qui ne lui "plaît pas des
masses". Il souhaite la création de centres municipaux d'éducation inculquant "l'histoire de la ville, du département, du pays". Il condamne les "particularismes religieux", et préfère le
"creuset républicain à la mosaïque de communautés." Il évoque pour finir les "bruits sur Perpignan liés à l'affaire de Saint-Cyprien". Et qui concerneraient qui ? "J'ai vu que ceux qui n'étaient
pas sur les listes..."
Guillaume
Clavaud





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