INTERVENTIONS DE LOUIS ALIOT
PREAMBULE :
M. le Maire, nous avons exprimé, depuis l’installation du Conseil Municipal, je crois, une position assez raisonnable qui
consistait à laisser faire la justice pour arriver à une conclusion, sans jamais tomber dans les travers de ce que j’appelle le 3ème tour social et que, systématiquement, la Gauche,
quand elle gagne, elle est dans la rue, quand elle perd, elle est dans la rue, elle manifeste à chaque fois avec, il faut bien le dire, des attaques, y compris personnelles, qui ne sont pas de ma
culture politique.
Aujourd’hui, c’est vrai, un cas, j’allais dire de conscience, se pose pour tout le monde puisque le Tribunal
Administratif annule l’élection de Perpignan, mais il ne l’annule pas pour je ne sais quel motif, il l’annule pour une fraude, curieusement d’ailleurs, pour une fraude qui, à l’heure actuelle,
n’est pas avérée par l’enquête pénale. Mais enfin, il annule cette élection et par la mise en examen, ce que je déplore, d’une de vos Adjointes qui, comme je l’ai dit dans les journaux, n’a pas
la tête d’un chef de bande, et qui dans cette affaire me paraît bien être la lampiste de service.
Mais, la République, en tout cas celle à laquelle je suis attaché, pour répondre à mes collègues de l’opposition, ce n’est
pas celle qui consiste systématiquement à jeter de l’huile sur le feu. Surtout dans la situation où se trouve Perpignan. Et c’est là que je voudrais attirer votre attention car M. CODOGNES a
parlé de climat délétère et de honte des Perpignanais, mais effectivement les Perpignanais, pour la plupart, ont honte. Ils ont honte d’être dans le département le plus pauvre de France, ça c’est
sûr. Maintenant, ça vaut pour la ville de Perpignan, mais ça n’exonère pas la Gauche départementale de ses propres responsabilités en matière de logement, d’aide sociale, de solidarité avec les
plus faibles ou même de lutte, dans ce département frontalier, d’une immigration qui peu ou prou mine les soubassements de notre cohésion sociale.
Ça n’enlève pas non plus le fait que cette ville est en train de se fragmenter en communautés. Oui. J’ai honte que dans
Perpignan, les Gitans soient avec les Gitans, les Maghrébins avec les Maghrébins, et les quartiers de huppés avec les huppés, et les pauvres gens là où ils peuvent vivre en fonction des moyens
qui sont les leurs. Oui, ça j’avoue que j’ai honte. Et si j’étais à Gauche, j’aurais encore plus honte. Car quand même, Mme GASPON, qui a dit, en 88, --- le parti Communiste n’était pas au
gouvernement mais la Gauche ---, la honte de l’argent qui fait vivre sans travailler, ou des personnes qui s’enrichissent sans travailler ? Cette phrase en 88 est de François MITERRAND,
2ème septennat !
(Réactions)
Il faut quand même remettre les pendules à l’heure ! Et M. JOSPIN, un quinquennat entier ! Vous avez fait quoi
pour lutter contre le système financier qui est en train de se casser la figure ? Rien, rien et trois fois rien.
Alors je n’irai pas, moi, dans l’affaire de l’indignité et de la légitimité. Oui, je pense, M. le Maire, en conscience, que
vous devez faire démissionner votre équipe et repartir aux urnes, que la formule de la démocratie telle que l’avait dictée Benjamin CONSTANT « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », aujourd’hui, elle n’est pas la réalité de notre ville, ce que je trouve dommageable.
En ce qui nous concerne, au Front National, nous allons mener une campagne pour exiger un retour devant le suffrage universel. Je me
demande bien pourquoi vous avez peur aujourd’hui d’aller devant les électeurs ? Est-ce que vous croyez que, par cette histoire, qui a été quand même montée en mayonnaise par certains
agitateurs publics, vous risqueriez de perdre aujourd’hui la mairie ?
(Applaudissements)
Je ne le crois pas. Et moi qui ai une confiance, je dois dire, raisonnable mais sans limite du suffrage universel, je
retournerais devant nos concitoyens pour faire trancher le litige. Renvoyez la Gauche à ses vieux démons si c’est le cas, pour remettre les pendules à zéro une bonne fois pour toutes et je pense
que la sérénité des débats y gagnerait et que tout ce qui sera fait désormais, pour l’avenir des Perpignanais, ne serait pas entaché, quoi qu’on en dise, d’un certain trouble et d’un certain
doute dans les esprits aujourd’hui. Merci.
CONCERNANT L’EXTENSION DU DISPOSITIF DE
VIDEOPROTECTION :
Voyez M. PARRAT, comme quoi l’opposition est diverse puisque,
comme la dernière fois évidemment, nous voterons cette délibération, sans toutefois trouver à la vidéosurveillance les moyens adéquats pour lutter contre l’insécurité puisque plus vous
mettez de la vidéosurveillance, et, apparemment, plus vous constatez qu’il y a de l’insécurité. Il faudrait peut-être traiter le problème à la source plutôt que ses conséquences
finales.
Et là, malheureusement, c’est là où je trouve qu’il y a une
formidable contradiction entre votre politique sécuritaire qu’on peut suivre, et en tout cas certaines fois elle est très utile, et l’autre politique qui entretient --- et quand je dis vous,
c’est l’Etat en général et l’UMP en particulier --- soit la misère sociale, quoi qu’on en dise dans les quartiers --- je vous dirai plus tard, mais c’est sur un autre aspect, ce que je pense,
parce que j’ai lu moi aussi dans l’Indépendant et là ça s’adresse à M. le Maire, il trouve que l’Europe a sauvé le monde et qu’heureusement que Nicolas SARKOZY était là ! Je vais vous lire
ce que Nicolas SARKOZY disait pendant sa campagne électorale et vous allez voir qu’aujourd’hui il est en totale contradiction avec ce qu’il déclarait il y a 6 mois ou il y a 1 an, ce qui n’est
pas très glorieux pour un Président de la République --- donc d’entretenir des populations soit dans la misère sociale, soit dans la misère identitaire.
On peut voir l’histoire de la huée de la Marseillaise, et bien
écoutez, moi qui suis un enfant de la laïque quand même, de l’école publique, ce sont des choses que j’apprenais à l’école. La Constitution, la citoyenneté, la Marseillaise, la langue de la
république M. VILANOVA, c’est le français ! Elle est encore à l’article II de notre Constitution. La langue régionale, que je ne méprise pas, elle, est quand même reléguée dans les articles
70. Certes, elle fait partie du patrimoine de notre histoire mais il n’en demeure pas moins que la langue du Conseil Municipal, la langue des institutions, c’est le français parce que c’est dans
cette langue là que tout le monde se reconnaît et que tout le monde comprend le discours. D’ailleurs je demande au Maire, officiellement, de ne pas retranscrire les propos tenus tout à l’heure
par M. VILANOVA. C’est une belle intervention, mais à partir du moment où elle n’est pas traduite, je considère, même si je l’ai comprise, que je ne l’ai pas comprise car ça peut s’adresser à
d’autres personnes dans ce Conseil Municipal et ça n’a pas lieu d’être. Et le respect des institutions, c’est aussi le respect des symboles de cette république là dont le français est partie
intégrante.
En ce qui concerne la politique de sécurité, M. PARRAT je vous
suis sur cette affaire de vidéosurveillance ou caméras, mais je vous demanderais 2 choses :
· vous venez de parler de chiffres du directeur de la sécurité publique, ça
m’intéresse parce que le Figaro, il y a 2 mois, faisait état « Perpignan 6ème ville la plus insécuritaire de France » !
Alors j’aimerais savoir la contradiction qu’il y a entre le chiffre du directeur de la sécurité publique et l’enquête qui a été menée par le Figaro,
· deuxièmement, j’aimerais visiter, en tant qu’élu, votre centre de
vidéosurveillance pour voir et mieux comprendre comment s’articule la chose, parce qu’à l’heure de la communication et des piratages informatiques, j’aimerais savoir si réellement au bout de 7
jours, vos images sont détruites et s’il n’y a pas matière à piratage ou surveillance. Après tout, quand vous faites la vidéo d’une rue, il y a peut-être dans cette rue les domiciles d’un certain
nombre de personnes ou de personnes publiques qui n’ont pas vocation à être filmées jour et nuit. Ça aussi, ça pose un problème et je suis demandeur de visiter le service.
CONCERNANT LE GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT ET DES LOGIQUES DU DEVELOPPEMENT
DURABLE :
M. le Maire, nous, nous savons que le Grenelle c’est du vent, mais le vent fait partie du Grenelle, pour reprendre la
formule.
Néanmoins, je m’interroge moi, comment en arrive-t’on à ce résultat à Perpignan où il y a, je suppose, d’abord vous-même M.
le Maire vous êtes un urbaniste, vous devez avoir une idée très précise de ce qu’il faut, y compris en matière d’énergies renouvelables. Il y a d’éminents écologistes. Mme Katia MINGO aurait pu
apporter ses lumières, je n’en doute pas d’ailleurs, sur un certain nombre de choses, mais d’autres au sein de l’équipe municipale. Comment en est-on arrivé à aller chercher M. Guy HASCOET et son
cabinet d’études pour quand même 92 000 € ? Guy HASCOET, je ne sais pas si les collègues le savent, j’espère pour eux, est ancien Ministre de Lionel JOSPIN, ancien Vice-président de la
Région Nord-Pas de Calais.
A-t-il fait briller, lui, de ses lumières sa région en matière d’énergies renouvelables ? Je demande à voir ce qu’il a
fait dans sa région avant qu’il vienne professer, moyennant finances, ici à Perpignan, des conseils sur l’énergie renouvelable.
Je trouve ça bizarre, excusez-moi. D’ailleurs si j’avais été lui, j’aurais pris la précaution de ne pas mettre mon nom dans
mon entreprise de consulting ou alors c’est peut-être un certificat de passage ou d’entrée dans certains milieux qui le lui permet, aujourd’hui, mais je ne comprends pas.
(Notre groupe « Perpignan, Ville Libre » s’est abstenu).
CONCERNANT LA CREATION D’UNE DELEGATION A BARCELONE :
Je ne vais pas m’occuper de la gestion des institutions elles-mêmes, mais je ne peux pas voter, moi, une délibération, ça
existe déjà, qui parle d’une ambassade, ou d’une quasi-ambassade de la mairie de Perpignan sur un territoire espagnol, de Catalogne sud, parce que je suis fermement opposé à cela par le
démantèlement de l’état nation que cela comporte. Pourquoi ? Parce que, jusqu’à présent, les échanges transfrontaliers se faisaient. Il n’y a pas besoin de créer des bureaux ou des
quasi-ambassades. Qui dit quasi-ambassade, dit personnel supplémentaire là-bas. A l’heure d’Internet, on est à 1 heure de Gérone, il n’y a pas besoin de monter des bureaux pour prendre acte et
tenter de réunifier, contre l’avis, je pense , d’une partie du peuple de Perpignan et du Roussillon, d’unifier des Catalognes par le biais de création d’institutions et de bureaux. J’y suis, moi,
farouchement opposé. Oui aux coopérations sur des sujets précis. Non parce que Perpignan fait son ambassade. Mais la région Languedoc-Roussillon a déjà la sienne.
La région Midi Pyrénées fait de même, ainsi qu’un bureau à Bruxelles, etc., etc. Je trouve que c’est superposer et
multiplier les administrations pour un résultat qui n’est pas évident.
(Notre groupe « Perpignan, Ville Libre » a voté contre cette délibération).
CONCERNANT LES OPERATIONS DE RESORPTION
DE L’HABITAT INSALUBRE :
Ma question s’adresse à M. CARBONELL et à M. PARRAT qui sont plus ou moins mis en cause dans un article de l’Indépendant.
Quand vous décidez d’une expropriation, que faites-vous des familles ? Parce que le médiateur de la ville, c'est-à-dire quelqu’un qui travaille avec vous, dit dans la presse que vous ne
faites rien. Ce que je trouve gravissime, mais encore faut-il répondre à ce genre d’accusation.
Et ensuite la dérive de ce quartier qu’on peut constater, il n’y a pas besoin de lire le journal en revanche pour voir ça,
en matière d’insécurité, de drogue, ça ne s’adresse pas qu’à vous, là c’est les pouvoirs publics, et en général l’insalubrité générale qui y règne. J’aimerais bien connaître de A à Z le
cheminement qui va de l’achat de l’immeuble, où vous relogez les familles et est-il vrai comme l’a dit M. VERA qu’il y a des familles qui se retrouvent pratiquement à la rue parce que personne ne
s’en occupe ?
CONCERNANT LA TAXE LOCALE SUR LA PUBLICITE :
C’est la fameuse loi moins d’impôts de SARKOZY ? Une taxe supplémentaire.
Et deuxièmement, parce que ça touche, si j’ai bien compris, mais c’est peut-être une erreur, ça touche donc le commerçant
qui sur son petit commerce a une enseigne au-dessus de sa tête ou pas ?
CONCERNANT L’ATTRIBUTION DES SUBVENTIONS AUX
ASSOCIATIONS :
Le problème, c’est pour voter les subventions aux associations. On ne va pas demander association par association.
Mais moi j’en relève quand même certaines. Diverses aides sociales au Cameroun : 1 000 €. Est-ce que la ville de
Perpignan doit investir dans des trucs au Cameroun dont on ne sait pas ce que c’est ?
Association de soutien au développement de Madagascar : 500 €. Pour 500 €, est-ce que ça vaut la peine de le
faire ? Je vous signale que, juste en dessous de Madagascar, il y a une île qui s’appelle Mayotte, futur département français, qui vit dans une extrême pauvreté et là, pour le coup, ce
serait de la solidarité entre nationaux quelle que soit la couleur ou la religion.
Ensuite, Aventure et Liberté dans un village Mauritanien. Puis on passe à la côte d’Ivoire, puis l’Algérie. Il manque la
Tunisie, le Maroc et le Dahomey et on aura fait le tour des anciennes colonies françaises !
Je vais vous répondre Mme Katia MINGO. Il se trouve que je connais bien ces pays aussi. Mais je ne crois pas que 300 €
change quoi que ce soit à la condition de vie de ces gens là que l’on maintient scientifiquement dans la misère pour les besoins du mondialisme en général. Et je rappelle que, au risque d’être
sacrilège, quand la France était dans certains de ces pays là, les populations, ce n’était pas le paradis je vous l’accorde, mais elles mangeaient à leur faim. Aujourd’hui, ce sont des
gouvernements à qui on a donné le pouvoir quasi mafieux ou autre qui ont mis ces populations dans la misère. Voilà la réalité des choses.
CONCERNANT LA DENOMINATION DE DIVERSES VOIES :
Nous souhaiterions qu’un petit bout de rue porte le nom du capitaine Pierre SERGENT, ancien résistant, ancien Député, ancien
Conseiller Municipal de la ville de Perpignan.
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