Comme à son habitude, le Conseil municipal s’est déroulée dans une mauvaise
ambiance, l’UMPS s’envoyant des petits mots doux-amères, Louis ALIOT et Marie-Thérèse COSTA-FESENBECK continuant leur travail d’opposants « intelligents ».
Louis ALIOT : « Je vais essayer de ne pas
être long, mais je dois dire que, pour les gens qui nous regardent et ceux qui suivent l’actualité de Perpignan, il y a quand même un fait marquant, c’est le ping-pong malsain qui existe à
Perpignan, dans le département, dans la région, entre la fausse droite ---car pour moi, M. le Maire, je vous le dis, vous n’êtes pas de droite, certains dans votre équipe oui, mais vous non, et
certains autres--- et la vraie gauche, la vraie gauche se caractérisant par un sectarisme et une intolérance qui est directement liée à son héritage propre. Mais ce ping-pong malsain se traduit
aussi, il faut bien le dire, dans un débat stérile, les uns disant : on en fait déjà beaucoup, étant au top des investissements et on en discutera, les autres disant : vous n’en faites
pas assez car il faudrait faire ceci, il faudrait faire cela, mais ils ne disent pas avec quel argent ils vont le faire. Surtout en situation de crise ! Et surtout par quel biais vient la
crise.
Alors j’ai entendu par exemple M. CODOGNES
sur l’université. Est-ce que vous savez qu’à terme, parce que nous sommes là dans des projets européens et mondiaux, je vous le dis, l’université de Perpignan, ça va vous choquer, disparaîtra.
Vous relirez le livre de Jacques ATTALI, qui est le grand penseur de François MITTERRAND et de Nicolas SARKOZY, qui prévoit dans son livre qu’il ne resterait en France qu’une dizaine de pôles
universitaires dont je crois Toulouse, peut-être Montpellier, je n’en suis pas sûr, je crois que c’est Marseille, et entre Toulouse et Marseille, rien. Et il ne faut pas s’étonner que les
financements dès aujourd’hui ne viennent pas, d’abord il y a la crise, il n’y a pas d’argent, puis ce n’est pas la volonté des gens qui nous gouvernent. Alors vous faites de l’agitation avec les
universitaires, tout ça est très syndicaliste, c’est très bien, ça agite le landernau mais ça n’ira pas très loin.
La 2ème chose c’est sur les
investissements. Vous avez investi dans le théâtre de l’Archipel, le 4ème pont. Nous nous sommes opposés à ces projets. J’aimerais savoir 2 choses. Ce sont des sommes colossales.
1ère question, est-ce que les entreprises qui ont été choisies sont des entreprises de Perpignan, ou des alentours de Perpignan ? Ça c’est le 1er point. Et de savoir si
dans ces entreprises là, ce sont bien des habitants de la ville, de l’agglo et du département qui sont embauchés et qui y travaillent. Ça c’est aussi un autre sujet de discussion pour savoir si
l’argent qui est investi sur le territoire est directement dépensé et consommé sur le territoire. Ça j’aimerais bien le savoir.
Ensuite, vous parlez dans le document budgétaire
de création d’emplois et vous dites, j’ai relevé un certain nombre de chantiers, M. PUJOL, on fait le compte à peu près, j’ai compté 500 emplois. J’aimerais savoir sur la même période combien
Perpignan, ce n’est peut-être pas de la faute de la Ville de Perpignan, mais combien Perpignan et le département ont perdu d’emplois dans le même temps. Parce que si vous nous dites avec des
millions d’investissements, on réussit à avoir 500 emplois mais que, parallèlement à ça, la politique que vous suivez, enfin du gouvernement que vous suivez, fait partir les emplois et si le
solde est négatif, ce n’est quand même pas intéressant pour Perpignan ! Il faut quand même en être conscient.
Et je dois dire que votre soutien,
aujourd’hui, au gouvernement de cohabitation de M. Nicolas SARKOZY est inquiétant. Je dis gouvernement de cohabitation, parce que, qui siège dans ce gouvernement évidemment ? Il est d’abord
conseillé par des gens de gauche, lisez « Valeurs Actuelles » de la semaine dernière, SARKOZY a 10 conseillers de gauche autour de lui. Ça devrait faire
réfléchir nos amis, dont Jacques ATTALI évidemment. Il a des Ministres de gauche. M. BESSON, qui a bâti le programme présidentiel du parti socialiste, est un Ministre de M. SARKOZY aujourd’hui.
C’est donc bien un gouvernement de cohabitation et il est en train de faire exactement le contraire de tout ce qu’il a dit, la fameuse phrase à l’élection présidentielle « endettez-vous, rendettez-vous » ! Heureusement que les Français n’ont pas suivi M. SARKOZY, parce que, déjà que l’Etat est au bord de la faillite et
que les foyers ont de plus en plus de mal à boucler la fin de mois, ce serait quand même catastrophique.
En ce qui concerne les impôts, vous dites
la fiscalité baisse ou stagne. Vous avez raison sur les chiffres mais il est vrai qu’il faut regarder ce qui se passe au niveau de l’agglo. Il faut regarder ! Et là, la fiscalité augmente.
C’est donc que par un transfert d’un budget sur l’autre, vous compensez la diminution de la fiscalité de Perpignan sur l’augmentation de la fiscalité de l’agglo.
Moi je pense que ce budget à la hauteur
qu’il est, là, avec l’argent qui est investi, évidemment il aurait pu avoir d’autres préoccupations. Et quand on demande aux Français de se serrer la ceinture, la première chose qu’on devrait
faire c’est la serrer soi-même, à sa collectivité en arrêtant un certain nombre de subventions, je le dis tel quel, ça ne va pas plaire évidemment à la gauche, d’associations inutiles,
politiques, qui sont en train systématiquement de faire de la politique de guerre civile dans les banlieues, par exemple dans les cités ou dans les rues, et qui devraient plutôt se préoccuper de
l’équilibre général et de la cohésion sociale.
Donc économie dans les finances avec
l’arrêt d’un certain nombre de subventions, de regarder les économies que vous pourriez faire dans certains investissements. Il y a des quartiers aujourd’hui, je vous le dis, où les rues sont à
l’abandon. La qualité des trottoirs ou du bitume est quelque chose d’assez inquiétant, je dois le dire, et puis aussi de loger, d’avoir une politique de logement pour les Français de Perpignan,
il y en a quand même, je tiens à le dire, et notamment dans certains quartiers, on en parlera tout à l’heure.
Mais je dois vous dire que j’ai été choqué
parce que je vois que depuis 1996, vous avez réhabilité 110 logements. Prouesse extraordinaire ! C’est marqué dans une délibération. Perpignan Réhabilitation, 110 logements, ça fait 8
logements par an, pour tout Perpignan Réhabilitation. Et pour certains quartiers ! Mais à ce rythme là, laissez-moi vous dire, Saint Jacques n’est pas prêt d’être réhabilité dans son
ensemble, par exemple.
Ce que nous demandons, nous,
c’est :
1. d’arrêter de dépenser l’argent du contribuable à tort
et à travers,
2. de réorienter les crédits vers, justement, la
solidarité et la fraternité françaises,
3. de lutter, M. PARRAT, contre l’insécurité qui existe
encore dans notre ville et qui est totalement absente de votre document budgétaire, ce que je trouve pour Perpignan, pour l’agglomération et pour le département, quelque chose d’assez incroyable,
je dois le dire, parce que c’est l’une des préoccupations majeures que demandent aujourd’hui nos concitoyens. »
Louis ALIOT intervient sur les fonds européens :
Pour une fois que Georges FRECHE tient ses promesses ! Il faut quand même le relever. J’espère
que ces fonds ne vont pas servir à acheter une statue de Lénine, comme il l’a promis !
Simplement, je me félicite que l’Europe rende l’argent parce que vous nous présentez ça, M. HALIMI,
comme si l’Europe, enfin le comité de travail des Pyrénées, mais c’est de l’argent européen, avait fait une prouesse en nous rendant l’argent que la France a donné à l’Europe. Parce que la France
est débitrice de l’argent qu’elle donne à l’Europe et l’Europe redistribue aux uns et aux autres. Mais la France donne plus que l’Europe ne lui donne. Ce qui est d’ailleurs un système assez
curieux parce que, entre-temps, entre le fait que la France donne sa contribution et qu’elle reçoit, il y a toute une série de canaux territoriaux ou privés qui
font que, quelquefois, l’argent ne va pas là où il devrait aller. Donc, moi je me félicite que l’Europe nous rende un peu de notre argent et, évidemment, dégrève Perpignan et la Ville de
Perpignan, du coût d’un certain nombre d’opérations.
Simplement il y a des choses qui me paraissent amusantes dans la délibération, je vous le dis. Par
exemple, présenter une offre culturelle comparable de part et d’autre, puis 3 points plus loin, de favoriser les déplacements de part et d’autre de la frontière. Si vous avez les mêmes offres de
l’autre côté des Pyrénées, ça ne servira à rien de se déplacer !
Deuxièmement, et là c’est dommage que M. VILANOVA ne soit pas là, parce que je regarde, la langue n’est plus catalane, elle est aussi
castillane. Ce qui est un net progrès dans cette délibération puisqu’il n’y a pas que le catalan désormais qui est cité dans ces contrats interrégionaux ou inter frontaliers.
Louis ALIOT s’interroge sur les demandes de subvention de notre ville auprès de la Generalitat de
Catalunya :
Ce n’est pas contre le catalan, M. ALDUY, mais contre l’esprit de la délibération qui consiste pour
une collectivité territoriale française à demander un financement à une collectivité territoriale espagnole. Parce que vous y allez de tous les côtés, l’Europe, pas l’Europe. Mais la Catalogne,
elle fait partie de l’Europe que je sache.
Mais surtout, surtout, « partenariat autour de la
défense de la langue catalane », je ne savais pas qu’elle était attaquée, « un traitement paritaire avec le français ». Entre le
traitement paritaire du catalan et la langue de la république, plus une collectivité territoriale qui demande un financement à une autre collectivité territoriale de notre pays, je considère que
ce sont des choses qui ne devraient pas se faire.
Mais ce n’est pas une attaque du catalan ou des catalans en général.
Louis ALIOT s’exprime sur le dossier épineux de la fontaine des Allées Maillol :
Simplement, on voit bien que la mariée était trop
belle et cette entreprise, manifestement, soit elle vous a peut-être trompé, puisque vous êtes en train de nous dire : ils ont utilisé Perpignan comme un laboratoire, sans nous
avoir dit qu’ils ne maîtrisaient pas la chose, ce n’est donc pas de l’eau qu’ils vous ont vendu mais du vent.
Moi j’ai juste une question. Si demain il n’y a pas d’accord entre l’entreprise en question et la
mairie, est-ce que la mairie a à payer quelque chose à cette entreprise si on lui prend ses fleurs en métal ? Et si ce bassin est retransformé en une fontaine classique avec de l’eau, ce qui
n’est pas grave, peut-être avec des poissons, ce que vous voulez, mais qui coûtera quand même beaucoup moins cher au contribuable. Est-ce que c’est prévu ou est-ce qu’on est lié à un quelconque
contrat avec l’entreprise ?
Marie-Thérèse
COSTA-FESENBECK est étonnée :
Vous nous demandez de voter pour un emprunt de 4 millions d’euros. ? Un emprunt de 4 millions
d’euros. Dépenses d’investissement 2008 et vous ne nous précisez pas quelles dépenses d’investissement.
Marie-Thérèse COSTA-FESENBECK s’exprime sur le colloque du traité des Pyrénées :
L’année dernière, il m’a été rapporté que ce genre de colloque avait été prononcé dans une langue étrangère sans traduction et que ces
personnes là, qui venaient du nord de la France, n’avaient pas pu comprendre ce colloque. Donc moi, j’aimerais que ce colloque soit traduit qu’il s’agisse de catalan ou d’espagnol. Vous avez des
participants qui viennent du nord de la France et de tous les horizons.
Marie-Thérèse COSTA-FESENBECK rappelle
que : notre groupe Perpignan Ville Libre se félicite de la poursuite
archéologique sur le site de Ruscino car ces fouilles nous tiennent à cœur, ayant fait partie de notre programme aux élections municipales du mois de mars 2008.
Marie-Thérèse COSTA-FESENBECK s’étonne, à propos de la rue du Marché aux Bestiaux :
N’aurait-on pas pu faire un autre projet que de reconstruire cet îlot car cela aurait pu participer
à l’aération de ce quartier. Je m’explique. La ville a besoin d’être aérée. Vous qui êtes, soi-disant, un architecte M. ALDUY, vous devez ressentir ce besoin sur notre ville. Or, lorsque je longe
la Têt, je regrette cette longueur infinie de façades, sans aucun attrait visuel, depuis Saint Assiscle jusqu’au Pont Joffre. Ne pourrait-on pas améliorer un petit peu, quand on le peut, ce genre
de choses ?
Marie-Thérèse COSTA-FESENBECK défend les emplois à la Mairie, son cheval de bataille :
Je désirerais quelques explications supplémentaires sur la différence entre le nombre ancien
autorisé et le nombre en poste au 31 décembre 2008 car je vois qu’il y a une différence.
Est-ce que cette différence sert à embaucher des non titulaires ? Vous prenez le total
général : 2 829 et 2 290, ce qui fait une différence de plus de 500 postes. Est-ce que cela sert à embaucher le personnel non titulaire qui est à la page après ?
Marie-Thérèse COSTA-FESENBECK s’étonne sur le relèvement de la prescription quadriennale pour pouvoir aider les
agents :
Comment se fait-il que des agents attendent plus de 4 ans pour bénéficier de rappels de
salaire ?
Et s’étonne :
Il vous faut 4 ans pour régulariser des rappels de salaire à vos employés ?
Toute
l’assemblée n’avait qu’une envie, celle de partir pour rentrer. Difficile dans ces conditions de demander de plus amples explications, mais cela se fera, soyez en sûrs.
Derniers Commentaires